Les poêles à bois classiques ne conviennent pas aux maisons basse
énergie. Comme la taille des bûches ne permet pas de faire de feu
modeste, les poêles à bois ordinaires produisent trop de chaleur
pour une maison moderne. Même le plus petit poêle à bois classique
produit au moins 3 kWh, ce qui crée rapidement un effet de sauna
dans une maison basse énergie. Si l'on installe un poêle à bois
ordinaire pour profiter quand même d'un feu de bois et d'un
combustible bon marché et neutre en termes d'effet de serre, on se
voit paradoxalement contraint d'assurer une perte de chaleur
maximale par la cheminée.
C'est pourquoi un poêle de masse en stéatite représente une
possibilité exceptionnelle. En effet, la chaleur produite par le feu
ne passe pas directement dans la pièce, elle est d'abord
emmagasinée dans la masse de stéatite. En outre, on peut encore
réduire l'émission de chaleur en installant une isolation complémentaire
et/ou un échangeur de chaleur. L'émission de chaleur moyenne dans la pièce sur 24 heures peut donc varier de 1 à 3 kWh, et on peut utiliser une quantité de chaleur plus ou moins équivalente pour produire de l'eau chaude pour chauffer d'autres pièces ou pour les besoins sanitaires.
Il s'agit donc d'une relecture du feu de bois dans des poêles à bois modernes. Ils constituent une alternative à la fois intemporelle et contemporaine aux systèmes de chauffage central à base de combustibles fossiles, aux fragilités techniques des poêles et chaudières à pellets électroniques et à la consommation souvent cachée de systèmes alternatifs comme les pompes à chaleur (qui peuvent consommer de 1000 à 6000 kWh annuellement, voire davantage). Brûler du bois dans un poêle de masse en stéatite est bon marché, facile, efficace, écologique et n'occasionne aucun problème.
Un poêle de masse en stéatite peut remplacer complètement les chaudières et/ou les pompes à chaleur dans les maisons passives et basse énergie, et permet de réduire drastiquement la consommation liée à ces appareils dans d'autres types de maisons. Vous trouvez tous les détails dans le dossier "TULIKIVI AU XXIe SIECLE".
|